
Les enjeux éthiques du journalisme en milieu minoritaire
Le journalisme a une importante mission sociale et démocratique et ses conditions d’exercice sont déterminantes. Quelle que soit leur approche théorique, les études sur le journalisme s’intéressent aux pratiques journalistiques dans leurs aspects sociologiques et normatifs. Si la littérature abonde en ce qui concerne les grands médias d’information traditionnels que sont les journaux, la télévision et la radio, et si elle est en pleine explosion eu égard aux médias numérisés que l’on retrouve sur Internet, elle est moins riche en ce qui concerne le journalisme francophone en milieu minoritaire canadien.
Plusieurs critiques suggèrent que les médiateurs de presse penchent davantage vers une fonction de représentation, voire de défense des médias (fonction de relationnistes) plutôt que de défendre la qualité de l'information servie aux publics (fonction critique). Se pose alors la question à savoir si les médiateurs assument réellement une fonction critique, selon laquelle ils protègent et représentent les publics et veillent au respect des principes éthiques et des règles déontologiques du journalisme, ou plutôt une fonction de relationnistes qui les incite à temporiser et à « expliquer/justifier » les égarements afin d'atténuer les risques de désaffection des publics.
La concentration et la convergence des médias : le point de vue des journalistes du Québec
Après plusieurs décennies de concentration de la propriété et quelques années de convergence, rares sont les études qui soutiennent que de tels phénomènes ont amélioré la qualité et la diversité de l’information. Au contraire, les constats vont de l’absence de changement à une dégradation. Il ne faut pas trop s’en étonner du reste, car de telles transformations son étroitement associées à un autre phénomène, la commercialisation de l’information qui est elle-même une réponse aux attentes de profits des actionnaires.
Téléjournal Radio-Canada (Ottawa)
Médialogues,
Samedi et rien d'autre,
La convergence pèse lourd sur les épaules des journalistes Groupe de recherche sur les Pratiques novatrices en communication publique
Espace de réflexion indépendant et centre de ressources pratiques, destiné aux journalistes, aux étudiants et aux enseignants, le ProjetJ est le volet francophone d’un site bilingue parrainé par la Fondation pour le journalisme canadien.
Site francophone consacré à l'analyse, la critique et la recherche concernant les pratiques journalistiques.




Conférence à Aix-en-Provence, le 16 avril 2009.

Conférence à Tunis, le 23 avril 2009
Que reste-t-il du journalisme d’information ? Consultés au cours de l’automne 2006, des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs de la région de Québec portent un regard critique et lucide sur l’identité plurielle des nouvelles produites tous les jours par les médias généralistes. Leur attachement à un modèle idéal de journalisme noble, désintéressé et au service de la démocratie n’a d’égal que leur perplexité face à la mixité croissante des catégories médiatiques et des genres journalistiques.
Cet ouvrage documente et analyse les attitudes et les opinions des journalistes des grands conglomérats médiatiques du Québec face aux impacts de la convergence et de la concentration de la presse .
Chaque
année, des milliers de personnes, essentiellement des
Québécois,
critiquent l'information que diffusent les journalistes de la
Société
Radio-Canada (SRC). Pour la minorité de plaignants qui
décident d'aller
jusqu'au bout, il existe un mécanisme
d'imputabilité journalistique
unique auquel ils peuvent soumettre leurs griefs en espérant
trouver un
arbitre impartial, rigoureux et équitable qui
écoutera leurs doléances
et portera un jugement au-dessus de tout soupçon. Il s'agit
de
l'ombudsman de la SRC. Malheureusement, il semble que cette fonction
essentielle ne soit pas toujours à la hauteur des attentes
légitimes
des plaignants. Une analyse inédite des décisions
rendues par ceux qui
ont assumé successivement cette fonction
révèle notamment que
l'ombudsman possède une marge d'interprétation
très large qui favorise
généralement les journalistes plutôt
que les plaignants.
Le
pouvoir des journalistes s'accroît au même rythme
que la
puissance des médias pour lesquels ils travaillent. La
légitimité sociale des journalistes repose sur
leur
capacité à assumer pleinement CREJ ©